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Les prisonniers politiques

"Il n'y a pas de prisonniers politiques en Haïti." -- Paul Martin


Martin avec le Premier ministre de facto Latortue.

Depuis le coup d'état, les politiciens de Fanmi Lavalas, les activistes Lavalas et les pauvres dont on pense qui'ils appuient le mouvement Lavalas sont régulièrement arrêtés sans mandat et emprisonnés dans des cellules surpeuplées, où les prisonniers sont maltraités et sont privé du droit de comparaître devant un juge.

On les prive également de soins médicaux adéquats ainsi que de nourriture et d'eau potable. La Commission Catholique pour la paix et la justice estime qu'il y a au moins 700 prisonniers politiques en Haïti aujourd'hui.

Le premier ministre élu, Yvon Neptune, est en prison depuis juin 2004, il n'a toujours pas comparu devant un juge. Selon la constitution Haïtienne, les prisonniers doivent comparaître devant un juge dans les 48 heures suivant leur incarcération.

Neptune a fait la grève de la faim, pour exiger du gouvernement qu'il lui fasse un procès ou alors qu'il retire les accusations contre lui.

Le gouvernement canadien a accordé 100 000$ de financement au NCHR, un groupe de "droits humains" anti-Lavalas qui est chargé d'accumuler les preuves contre Yvon Neptune (building the case against Neptune).

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Annette August, emprisonnée depuis le 10 mai 2004. Elle attend toujours son procès.

Suite au coup d'état, des centaines de criminels condamnés en justice ont été relâchés, possiblement pour libérer les prisons qu'on prévoyait remplir de supporters de Lavalas. Des gens comme Annette "So An" Auguste, une chanteuse folk agée de 70 ans, qui est emprisonnée depuis le 10 mai 2004 sans qu'aucune accusation n'ait été portée contre elle. Dans une lettre de la prison (letter from prison), elle écrit :

Depuis ma cellule en prison, j'ai pu apprendre beaucoup de choses. J'ai entendu qu'à plusieurs occasions, la police avait eu la liberté de tuer impunément des supporters de Lavalas. J'ai entendu que l'O.N.U. travaille de concert avec ces forces policières meurtrières, au bénéfice de l'élite ultra riche et corrompue de notre pays, pour justifier le meurtre des pauvres des quartiers populaires qui réclament encore le retour du Président Aristide. On me dit que des maisons sont incendiées et que des gens sont tués et que l'O.N.U. montre son vrai visage dans les endroits comme Bel Air et Cité Soleil. Ce sont nos cœurs qui luttent pour le retour de notre Président et ce ne sont pas nos amis qui ont établi ce climat d'insécurité. À quoi l'ONU s'attendait–elle en laissant les policiers tuer impunément?

Appuyé activement par le gouvernement Canadien, l'emprisonnement sans procès et sans justice de Auguste, Neptune et des centaines d'autres se poursuit.

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