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Les "Peacekeepers" de l'ONU


Un soldat de l'ONU et un agent de la PNH surveillent une démonstration à Port-au-Prince. Les forces de l'ONU ne sont intervenues que rarement lorsque la PNH a fait feu sur des manifestants qui n'étaient pas armés. Et maintenant, ils jouent un rôle actif dans la chasse aux opposants politiques du gouvernement.


Des manifestants haïtiens au siège social de l'ONU à Port-au-Prince suite au massacre.

Les "Peacekeepers" de l'ONU aident à faire taire la voix des pauvres en Haïti.

Depuis qu'ils ont pris la relève de la force d'occupation canado-améraicano-française, le premier juin dernier, la MIssion des Nations Unies de STAbilisation en Haïti ( MINUSTAH) menée par le Brésil a eu pour tâche, la réduction de l'insécurité et la protection des droits humains. Par contre, selon un rapport de l'école de droit de Harvard, Harvard Law School report, les forces de l'ONU ont, très souvent, fait exactement le contraire : "Les forces de la MINUSTAH ont apporté une couverture aux policiers afin qu'ils puissent mener leur campagne de terreur dans les bidonvilles de Port-au-Prince. Chose encore plus alarmante que la complicité de la MINUSTAH dans les abus commis par la PNH sont les allégations très crédibles d'abus de droits humains commis par les soldats de la MINUSTAH eux-mêmes."

Le Canada joue un rôle important dans les abus qui sont commis : des conseillers canadiens sont présents parmi les dirigeants militaires des forces de l'ONU et l'agent de Police David Beer de la GRC est à la tête de la police civile de l'ONU (CIVPOL) qui compte 1401 agents. La CIVPOL est responsable du recrutement, de l'entraînement et de la surveillance de la Police Nationale Haïtienne (PNH). De plus, le Canada compte plus de 100 officiers de la GRC dans les rangs de la Police Civile de l'ONU (CIVPOL).

À plusieurs occasions, les peacekeepers de l'ONU sont demeurés immobiles alors que des agents de la PHN on fait feu sur des manifestants qui n'étaient pas armés. De plus, les soldats de l'ONU ont été très actifs dans leur appui aux brutales opérations "recherches d'armes à feu" dans les quartiers pauvres, malgré le fait que d'après des indices crédibles, la plupart des armes à feu en Haïti sont situées dans les quartiers riches.

Ayant senti une pression venant de l'élite des gens d'affaires d'Haïti ainsi que des ambassades canadienne et états-unienne pour "agir durement à l'endroit des bandits", les soldats de l'ONU ont commencé à commettre leurs propres massacres. Le 6 juin aux petites heures du matin, dans une opération où tanks, hélicoptères et plus 350 soldats ont été mis à contribution, les forces de l'ONU ont abattu jusqu'à 80 habitants de Cité-Soleil, le plus pauvre et le plus grand des bidonvilles d'Haïti. Les membres d'une délégation pour les droits de l'homme et des travailleurs ( financée par le conseil du travail de San Francisco) présents ce jour-là ont affirmé avoir vu 23 cadavres après l'opération l'ONU qui s'est déroulée aux petites heures du matin et qui avait pour but d'assassiner Dred Wilme un supposé chef de gang. Les habitants de Cité Soleil ont été tués dans leurs maisons et à la sortie de leurs maisons, en route pour leur travail.
Cependant qu'un représentant de l'ONU a affirmé que seuls "des bandits armés qui avaient tenté de résister ont été abattus ou blessés", les représentants de Médecins sans frontières ont dit que les trois quarts des patients qu'ils avaient été traités ce jour-là et qui avaient subi des blessures par balles étaient des femmes et des enfants.

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