Pierre Pettigrew
Pierre Pettigrew est devenu le ministre des affaires étrangères en juillet 2004. Depuis ce temps, il est responsable de la désastreuse politique canadienne en Haïti qui consiste à financer, assister et surveiller une force policière brutale ( pour de plus amples renseignements voir canadahaiti.ca ). Au cours des 18 derniers mois, Pettigrew s’est rendu deux fois en Haïti pour rencontrer les membres du régime non élu et mis en place suite au coup d’état qui a eu lieu le 29 février 2004.
Plusieurs fois, Pettigrew a affirmé son appui sans réserve au régime mis en place. Cet appui est tout à fait contraire aux nombreuses études de droits humains qui ont condamné le gouvernement qui n’a pas été élu. Quand on le questionne à propos des violations des droits de l’homme rapportées par des sources fiables comme l’Associated Press, Reuters et l’Université de Miami, Pettigrew les a discrédités en les qualifiant de « propagande, ce qui n’est absolument pas intéressant. »
Avant de devenir ministre des affaires extérieures, Pettigrew avait déjà de troublantes connections avec la subversion de la démocratie haïtienne. Le 5 février, 2004, Pettigrew a rencontré celui qui se dit l’ « auteur intellectuel » du violent soulèvement qui a eu raison du gouvernement haïtien élu démocratiquement. Le 9 mars 2004, Sue Montgomery, de The Gazette de Montréal a révélé que « il [Arcelin] a profité de la visite et de l’influence politique de sa belle-soeur [Nicole-Arcelin-Roy, ancienne députée sous la bannière des Conservateurs] afin de pouvoir rencontrer [celui qui était alors ] le ministre de la santé Pierre Pettigrew. « Je lui ai expliqué ce qu’était la réalité haïtienne », a dit Arcelin en sortant de son portefeuille la carte d’affaire de Pierre Pettigrew. « Il a promis d’en faire rapport au gouvernement canadien. » Le jour même de la rencontre entre Pettigrew et cet « auteur intellectuel » de la rébellion en Haïti, les collègues paramilitaires d’Arcelin, dont on sait qu’ils ont des liens avec la CIA , ont envahi Haïti depuis la République Dominicaine. Trois semaines plus tard, le président élu, Jean-Bertrand Aristide et des milliers d’autres représentants du gouvernement se sont vu forcés de quitter le pouvoir. Aristide fut chassé du pays et son gouvernement remplacé par un régime client.
Dix jours après le coup, Arcelin admettait dans la Gazette que lui et Guy Philippe (un meurtrier reconnu et trafiquant de drogues) avaient comploté le renversement d'Aristide depuis au moins deux ans. Arcelin dit à la Gazette que "Il y a deux ans, j'ai rencontré [le dirigeant rebelle] Guy Philippe à Saint-Domingue, et nous avons passé entre 10 et 15 heures par jour à conspirer contre Aristide." plus loin dans l'entrevue, il déclare "De temps en temps, nous [Arcelin et Philippe] traversions la frontière clandestinement, à travers bois, pour conspirer contre Aristide, rencontrer les dirigeants régionaux et ceux de l'opposition pour préparer la chute d'Aristide.
En fait, Arcelin et Philippe furent arrêtés par les autorités Dominicaines pour conspiration contre le gouvernement Haïtien en 2003. L'arrestation de Philippe et Arcelin avaient largement été rapportées à ce moment-là. Un article de l'Associated Press du 7 mai 2003 citait un officiel militaire dominicain: "Un enquête est en cours sur ces gens à cause d'allégations qu'ils seraient en train d'essayer de gagner Haïti dans le but de conspirer" contre le gouvernement démocratiquement élu.
Ainsi, le 5 février, le jour où débutait le soulèvement armé en Haïti - Pettigrew rencontrait un des principaux protagonistes du soulèvement, qui avait déjà été arrêté pour avoir conspiré contre le gouvernement élu d'Haïti. Pettigrew aurait dû être au courant du passé d'Arcelin; et de ses liens avec des meurtriers reconnus et des trafiquants de drogues. Si Pettigrew a rencontré Arcelin en étant au courant de son histoire, ne devrait-il pas expliquer pourquoi ? Si le bureau de Pettigrew n'a pas enquêté (avec une recherche rapide sur Google par exemple ?), les liens douteux d'Arcelin avant de prévoir une réunion avec lui, n'est-ce pas un signe d'incompétence ? Est-ce une coincidence que la réunion ait eu lieu le jour même où les collègues d'Arcelin lançaient une violente campagne -- des dizaines de personnes furent tuées les jours suivants -- pour renverser une jeune démocratie ? Est-ce que le rapport que le Ministre Pettigrew a fait au gouvernement Libéral, basé sur cette rencontre, a affecté le soutien du Canada au renversement du gouvernement élu d'Haïti ? Le réseau d'action Canada Haïti croit que le soutien sans équivoque de Pierre Pettigrew au régime non élu et brutal en Haïti, combiné à ses liens avec ceux qui ont dirigé un soulèvement armé contre le gouvernement constitutionnel d'Haïti, sont suffisants pour que les résidents de Papineau lui retirent son siège le 23 janvier.